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La seconde qui change une vie

Le livre de Farida Sellal, Farès, un témoignage bouleversant, vous prend à la gorge dès les premières lignes et, surtout, à partir de la page 18. Il n’y a pas de round d’observation : on ne fait pas du sport, on joue la vie. Un jeu qui, à chaque dixième de seconde, peut vous faire basculer dans une autre dimension. Croire que ça n’arrive qu’aux autres est, alors, d’une mesquinerie sans pareille. On s’en rend brutalement compte, souffle coupé, dans le Bruit et la Fureur d’un destin imprévisible qui peut frapper au moment où l’on s’y attend le moins. Qui choisit justement ces moments où, dit-on, le calme précède la tempête. Qu’il fasse beau, soleil éclatant, qu’il vente, cheveux décoiffés, qu’il neige, froid au cœur et à l’âme, le destin mauvais n’en a cure. Il frappe quant il veut et où il veut : il a toute la Terre pour accomplir sa funeste besogne. C’est la terrible leçon que l’on peut retenir du livre de Farida Sellal, merveilleux cri d’amour d’une mère blessée, qui hurle son désespoir devant l’incompréhensible. C’est déchirant à jamais. La page 18, ces lignes qui disent « Et, la seconde, l’instant arriva » sont de celles qui agressent, de plein fouet, et le cœur et l’âme d’une mère. Ceux qui ont eu la chance de lire Farès avant nous, ont écrit des mots qui disent toute la douleur de l’humain face à l’imprévisible : « Au-delà de la déchirure du cœur et de la volonté de l’esprit à vaincre l’irrémissible, le témoignage de Farida Sellal est un réquisitoire contre l’indifférence et l’inhumanité face à une situation désespérée.» «Lorsque la douleur est au plus profond de soi, et qu’il n’y a pas d’alternative, l’écriture reste la seule échappatoire qui permet d’extirper le mal.»
* Publié par Casbah Edition (Algérie- 2007)
 
* Ingénieur en télécommunications, Farida Sellal a exercé son métier durant plusieurs années au sein de l’administration des Postes et télécommunications. Passionnée des déserts et de culture immatérielle, elle a mis sur pied l’association « Sauver l’Imzad », à Tamanrasset, afin de former des jeunes virtuoses pour préserver cet art ancestral.
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