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La décision du ministre de la Jeunesse et des Sports algérien pour faire « du renouvellement des instances sportives nationales une étape qualitative » ne peut être que saluée par tous ceux, et ils sont plus nombreux qu'on ne le pense, qui désirent vraiment que « le processus de relance et de développement de tous les segments du sport » soit enfin une réalité concrète sur le terrain. Le récent appel lancé par M. Hachemi Djiar en direction des athlètes de haut niveau pour qu'ils s'impliquent davantage dans la vie des fédérations ne peut être accueilli d'un bon œil par ceux qui sont aux commandes depuis plusieurs années. D'où la nécessité de les inclure d'office dans les prochaines listes d'experts et d'examiner attentivement celles qui pourraient être proposées éventuellement par les fédérations actuellement en place. Dans toutes les disciplines, il y a des champions sur le point de mettre un terme à leur carrière sportive, où qui l'ont déjà fait. Il suffit simplement de tourner les regards vers eux et de leur tendre la main. Que ces champions ne soient pas, comme le regrettait amèrement, il y a quelques jours, l'un d'entre- eux, « membres de l'assemblée générale de ma propre fédération » est d'une aberration inouïe.
Les services concernés du MJS se doivent de tout mettre en œuvre pour que la mascarade des
dernières assemblées générales ne se répète pas. Le sport algérien ne s'en relèverait plus jamais. Les experts qui seront désignés doivent absolument avoir ce statut dans leur propre sport. Un
exemple parmi tant d'autres : la dernière liste des experts du tennis en a fait pleurer plus d'un, de rage et de désespoir. Certains d'entre- eux n'avaient jamais touché une raquette ! Les
récents résultats des tennismen algériens à la CAN, qui vient de prendre fin au Maroc, ont démontré, s'il le fallait encore une fois, que le feu est dans la maison. L'heure de tout changer est
arrivée. Mais « changer pour que tout reste comme avant » serait une grave erreur. C'est le danger dont le sport algérien, qui a assez subi les inconséquences de sa « famille », doit se garder le
plus.
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