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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 16:07

La défaite en finale du challenge Rai open de Rome (voir notre édition d’hier) ne laissera pas un souvenir trop amer dans l’esprit de Lamine Ouahab.

En effet, la place de finaliste a permis au numéro 1 algérien de progresser de 22 places au classement mondial de l’ATP (semaine du 19 au 25 avril 2010). 181e au début du challenger de Rome, Ouahab s’est retrouvé 159e le lendemain de la finale. C’est un bon classement mais ce n’est pas pour autant le meilleur de sa carrière : 114e le 21 septembre 2009. Ce n’est pas si loin dans le temps. Si Lamine Ouahab continue sur la lancée de son escapade romaine, il y a fort à parier qu’il peut monter encore plus haut. Ce faisant, il pourrait enfin atteindre l’objectif qu’il s’est fixé en entamant une carrière professionnelle en 2002 : accéder au Top 100. Ce n’est pas tirer des plans sur la comète que de croire cette éventualité possible. Après Rome et les 48 points marqués en finale, Ouahab sera cette semaine dans la capitale tunisienne où il doit prendre part à l’Open de Tunis (24 avril au 03 mai). C’est un challenger encore plus important que celui de Rome. En effet, la qualité de la participation et la dotation de l’épreuve du TCT sont d’un niveau plus élevé.

Lamine n’est pas encore fixé sur son cas personnel dans la mesure où les organisateurs tunisiens n’ont pas encore octroyé les deux dernières wild-cards (invitations). Deux joueurs locaux, Haythem Abid et Malek Jaziri ont bénéficié de ces invitations qui donnent accès au tableau final. Ouahab et le marocain Réda El Amrani pourraient être les autres heureux élus. Si tel était le cas, nous ne serons fixés que dans les prochaines heures, notre représentant à Tunis, qui aura les 9 points marqués l’an dernier à défendre, se verrait offrir alors une belle occasion de faire fructifier son capital.

* Les autres algériens classés

Outre Lamine Ouahab, il y a également trois autres tennismen algériens classés à l’ATP. Malheureusement pour eux, il faut une grosse loupe pour les dénicher. Eddy Chala est classé 1323e avec seulement deux petits poins à son actif. Hichem Benbekhma et Mehdi Bouras sont légèrement plus bas : 1481e Des classements « anecdotiques » d’où ne parviennent pas à s’extirper ces trois joueurs. La raison en est simple, et complexe à la fois : le manque d’argent. Ce nerf de la guerre, en effet, leur fait cruellement défaut. Pour avoir de l’argent, il faut des résultats. Et pour faire des résultats, il faut de l’argent. C’est le serpent qui se mord la queue !

Omar Aït Oumeziane

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 18:17

Née le 26 juillet 1974, à deux pas d’un club de tennis d’Hydra, Epouse de Mehdi Akkal, Lamia Hameurlaine est, à son tour, une mère de famille attentionnée qui couve ses deux enfant, Maroua et Rayane Mohamed. Ancienne championne d’Algérie et joueuse internationale, Lamia a débuté en 1980 au HAC d’Hydra, où elle retrouvait son grand frère, Abdelhak, devenu, à son tour, l’un des meilleurs joueurs du tennis algérien. En 1987, Lamia a changé d’équipe pour rejoindre le Mouloudia Club d’Alger (MCA). Elle y restera une dizaine d’années.  

  Son parcours sportif est à citer en exemple. Le palmarès de Lamia Hameurlaine est, en effet, bien étoffé, et ce, aussi bien au niveau national qu’international. Cette joueuse de talent a été championne d’Afrique des minimes (1987 et 1988), détentrice du titre national en 1990 et 1997. Ces résultats attireront l’attention des sélectionneurs de l’époque qui lui feront appel en 1997 pour participer à la prestigieuse Fed Cup (l’équivalent de la Coupe Davis chez les Messieurs). Elle s’en souvient comme si c’était hier « Pour une joueuse, la FED Cup ? c’est comme le couronnement d’une carrière. J’ai joué mon premier match de simple contre la Yougoslave Sandra Nacuk. Les éliminatoires se disputaient en Turquie, au Ali Bey Club. C’est contre la Yougoslavie que j’ai débutée également en double. Ce sont des souvenirs inoubliables ». Lamia a été sélectionnée à 14 reprises (8 victoires, 6 défaites).   

  « La pratique sportive féminine est faible »

  Quand on la questionne sur le sport féminin, Lamia dira que « la pratique sportive féminine est faible en général par rapport aux hommes. J’estime qu’il y a encore beaucoup à faire pour arriver à leur hauteur. »

Cette ancienne championne d’Algérie ne veut pas contraindre ses enfants à suivre son chemin ou celui de leur père (tennisman lui aussi) : « C’est vrai que le tennis est ma discipline préférée mais concernant le choix de mes enfants, je les laisse à l’aise pour décider de la voie à suivre en matière de sport. » En ce qui la concerne personnellement, Lamia Hameurlaine a comme des regrets : « En tant qu’athlète de performance, personne ne m’a sollicitée tout au long de ma carrière. Ce qui m’encourage à être toujours aussi attachée au tennis est le fait d’être la sœur d’un grand champion, Abdelhak,  et l’épouse d’un ancien athlète de performance, Mehdi Akkal. Comme c’est un joueur de tennis lui aussi, on partage la même passion et les mêmes idées ». En parlant de la journée internationale de la femme, Lamia a une impression positive « malgré tout ce qu’il y a encore à faire en matière de promotion de la femme dans tous les domaines ».

  Notre championne a fêté le 8 Mars à sa manière « en organisant un dîner chez ma belle- mère. Enfin, j’aimerais dire à toutes les femmes qu’il faut faire du sport. C’est un bel exemple pour nos propres enfants et les autres. »  Lamia Hameurlaine est actuellement au Jil Moustakbal Himaya, où elle transmet son savoir aux plus jeunes. Le JMH dépend de la Protection civile de Dar El Beida « Ce club est une vraie famille. Il est vrai que l’exemple nous vient du DG de la Protection civile, le colonel Mustapha El Habiri, un passionné de tennis qui a dirigé la Fédération il y a quelques années. »

 Palmarès

 Championne d'Algérie toutes catégories (et seniors en 1990 et 1997) //  Championne d’Afrique en minimes filles (1987 et 1988)

 Championne arabe en minimes filles (1987 et 1988)  //  Participation à plusieurs éditions des Jeux panarabes

 Participation à la Fed Cup (18 sélections) 

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 17:38

L’incroyable nouvelle de la tragique disparition de Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale, a fait l’effet, jeudi dernier, dans la matinée, d’une terrible onde de choc, un véritable tsunami, sur toute la famille du tennis algérien dont le défunt était très proche. En effet, Ali Tounsi, qui a eu à présider la Fédération algérienne de tennis, de 1989 à 1994, était un passionné de ce sport qu’il pratiquait, avec un réel plaisir, chaque fois qu’il avait un moment dé répit. Il ne fermait non plus jamais sa porte à tous ceux qui le sollicitaient. Et même après son départ de la Fédération, en réponse à l’appel du devoir national, le regretté disparu continua à apporter son soutien à sa discipline préférée. Nous nous souvenons, entre autres, d’un tournoi international Future, organisé à Alger, où les organisateurs, au bord de la déprime pour un problème de visas, trouvèrent auprès de lui toute l’aide indispensable pour éviter que des joueurs étrangers, au moment où notre pays souffrait, dans son âme et dans sa chair, en butte également à l’hostilité indécente de certains médias de l’autre côté de la mer,  ne soient refoulés de l’aéroport « Houari Boumediene ». Les joueurs concernés, à leur grande satisfaction, virent leur problème d’accès à notre pays, réglé en un quart de tour. En donnant les ordres qu’il fallait, Ali Tounsi savait, au fond de lui-même, qu’il agissait ainsi au nom de l’intérêt bien compris du pays, tout en privant les mal intentionnés de la matière dont ils avaient besoin pour « pondre » des écrits plus tendancieux les uns que les autres. L’homme était ainsi et savait faire la part des choses. Dans le cadre de sa gestion du tennis, lors de son passage à la FAT, il nous disait souvent, nous qui le connaissions depuis les années 1970, « de faire confiance aux jeunes en leur accordant des responsabilités ». Ali Tounsi n’était pas, non plus, du genre à s’ingérer dans les problèmes purement techniques, préférant, systématiquement, laisser les techniciens « trouver des solutions ».  Le président actuel de la FAT, Abdelhalim Azzi, et le DTN, Mohamed Lamine Bakhti, ou bien encore l’ancien DOS, Farouk Ouazène, actuellement installé à l’étranger, peuvent en témoigner. Lorsque le classement national des joueurs commença à faire débat, Ali Tounsi fut l’un des premiers à soutenir à fond l’initiative, parce qu’il comprenait ce qui la sous- tendait,  d’un des membres du bureau fédéral, qui souhaitait passer au classement numérique pour mettre fin à la méthode dite « par handicap »  héritée de la France et en vigueur alors dans le pays. Tel était le disparu au tennis.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 23:29

En remportant l’Open d’Australie, le number one mondial, Roger Federer n’a pas seulement porté à 16 le record de victoires dans les tournois majeurs du prestigieux Grand Chelem, qu’il détient depuis son fabuleux succès à Wimbledon, l’an dernier, il a aussi bouleversé la hiérarchie du classement ATP. En effet, le matador de Manacor, Rafael Nadal, que l’on disait invincible pour l’éternité, a quitté le top 3 pour la première fois depuis le 6 juin 2005. Un choc pour celui qui n’a pas su préserver à Melbourne le seul titre du Grand Chelem qu’il avait encore à défendre cette année. Par la faute du Britannique Andy Murray, dont la relance incessante a fini par avoir raison de sa légendaire rage de vaincre, et surtout, très probablement, à cause d’un genou droit récalcitrant qui s’est rappelé à son bon souvenir au mauvais moment. Une douleur persistante l’a contraint à abandonner, lui qui ne lâche jamais un match. Nadal chute à la quatrième place. Par la force des choses, il a cédé sa belle place de dauphin au Serbe Novak Djokovic, la troisième revenant à Murray. Ce sont les principaux changements de la semaine dans le top 10, avec aussi, ne l’omettons surtout pas, l’arrivée à la 10e position, pour la première fois de sa carrière, du Croate Marin Cilic. Un nom à retenir : c’est l’une des futures vedettes du tennis mondial avec Andy Murray.

Le temps de penser au Grand Chelem

Roger Federer est donc, de nouveau, solidement assis dans son fauteuil de champion d’exception. Aucune secousse ne pourra le faire tomber. N’a-t-il pas une avance appréciable de plus de 3000 points sur Djokovic, 3040 pour être plus précis ? Et 3680 points sur Nadal.  De quoi voir grandir ses jumelles, nées l’an dernier, sans trop se faire de soucis pour son trésor dans les prochains mois. Après le one man show de Melbourne, tout le monde s’accorde à dire que le moment de s’attaquer au mythique Grand Chelem est arrivé. Federer ne s’avance pas trop sur ce sujet brûlant. Il sait mieux que personne que gagner l’Open d’Australie (c’est déjà fait), Roland – Garros en juin, Wimbledon en juillet et l’US Open en septembre, ne sera pas du tout une sinécure pour retraité fortuné. Nous luis avions posé la question à Roland- Garros après sa victoire sur Robin Soderling en finale. Il nous avait « répondu » par un sourire qui voulait tout dire, sauf ce que nous attendions. Mais s’il devait garder ses titres de Paris et de Wimbledon, Federer ne pourrait pas éviter de penser fortement au Grand Chelem à l’US Open, dans l’été finissant de New York.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 17:36

Le triomphe de Roger Federer à l’Open d’Australie, première levée du Grand Chelem version 2010, ne manquera pas de frapper tous les esprits,  tant le numéro 1 mondial a littéralement surclassé tous ses adversaires. Y compris, en finale.

Le Britannique Andy Murray lui- même, connu pour son arrogance, et  particulièrement imbu de sa personne lorsqu’il fait des déclarations d’avant- match, a fini par reconnaître la supériorité de son illustre adversaire. Après ce que l’on peut taxer de one man show, on peut se poser la question de savoir jusqu’où ira Roger Fédérer dans sa quête éperdue des records ? On se doit effectivement de poser cette question après la nouvelle démonstration de force du N1 mondial. En battant Andy Murray, N4 mondial pourtant, en seulement trois manches (6-3, 6-4 et 7-6), Fédérer a égalé l’Américain André Agassi avec quatre titres à l’Open d’Australie. Il a aussi et surtout mis encore un peu plus de distance entre tous ses rivaux et lui en portant à seize le nombre de titres gagnés dans les tournois du mythique Grand Chelem. Le suivant, Pete Sampras, qui coule une douce retraite depuis plusieurs années, en est resté à tout jamais à quatorze.

Il court après l’Histoire

Fédérer a encore une fois éclaboussé de tout son talent un  tournoi majeur. Il est clair pour tout le monde, désormais, que Fédérer n’a plus qu’un seul adversaire dans les tournois du Grand Chelem : lui-même. En gagnant la première levée de l’année de manière aussi nette, Roger Fédérer, même s’il se refuse à le dire publiquement, a peut-être annoncé la couleur : réussir le Grand Chelem 41 ans après l’Australien Rod Laver (1969). Nous lui avions posé la question à Roland- Garros, en juin dernier, il nous avait répondu par un sourire qui, déjà, on s’en rend compte aujourd’hui, en disait long. Dimanche, en conférence de presse, il a déclaré :

"Je ne me suis jamais fixé comme objectif de réussir le Grand Chelem et je ne vais pas aménager mon calendrier en fonction. Si ça doit arriver, tant mieux, ce serait fantastique. Ca n'a jamais été le but principal de ma carrière." Mais il sait, en son for intérieur, qu’il n’empêchera personne d’y penser à sa place.

Le Grand Chelem en arrière- plan

Vainqueur à Melbourne, Fédérer doit, pour y arriver, gagner, cette année, Roland Garros (23 mai- 06 juin), Wimbledon (21 juin- 04 juillet) et l’US Open (30 août- 12 septembre)  s’il veut que les dieux du sport se lèvent pour lui faire une haie d’honneur. Mais cette extraordinaire performance, que plus personne n’a réussie depuis 1969, n’est pas aussi aisée à accomplir, y compris pour un champion de la dimension de Roger Federer. Il y pense certainement mais il ne le dira pas publiquement. Sachant la lourde pression qui serait alors sur ses épaules, le Suisse ne tient pas à dévoiler au public, et à ses inconditionnels supporters, un objectif qu’il est capable, il en a les possibilités techniques et mentales, d’atteindre dès cette année. Un objectif qui peut paraître insensé dans le tennis moderne mais ce champion hors norme n’est-il pas lui- même un sujet d’exception ? Pour le moment, il préfère courir après l’Histoire de ce sport à son rythme : tournoi après tournoi. Et si le rêve fou devient réalité sur le central de l’US Open, le 12 septembre prochain, alors il pourra lever les bras au ciel pour remercier la bonne étoile qui veille sur lui depuis tant de saisons. Et laisser couler des larmes de bonheur.

Omar Aït- Ouméziane

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 17:21

Tous les joueurs de tennis qui entament une carrière professionnelle rêvent d’être un jour le number one de la discipline. Mais, comme dans tant d’autres domaines, s’il y a beaucoup d’appelés, il y a, par contre, peu d’élus. Et quand, après beaucoup de sacrifices de toutes sortes, on vit la plénitude de son talent avec la place de numéro 1, on n’a pas pour autant atteint le nirvana. L’appétit venant en mangeant, une fois un objectif concrétisé, on en vise un autre. Le Grand Chelem devient alors la clé qui ouvre enfin la porte dorée de la légende du sport. Ils ne sont pas bien nombreux ceux qui ont réussi l’exploit suprême de gagner les quatre plus prestigieux tournois du monde, ceux qui composent le fameux Grand Chelem, et qui sont, dans l’ordre : l’Open d’Australie, Roland- Garros, Wimbledon et l’US Open. Seuls deux joueurs y sont parvenus à ce jour: l’Américain Donald Budge, en 1938 (Décédé le 14 décembre 1999) et l’Australien Rod Laver, en 1962 et 1969. Depuis, aucun autre joueur n’a pu rééditer l’exploit.

Chez les femmes, trois joueuses sont au firmament : Maureen Connolly (1953- USA), Margaret Smith- Court (1970- Australie) et l’actuelle épouse de Andre Agassi, Steffi Graf (1988 - Allemagne). Ce rappel était nécessaire pour bien montrer toute la difficulté de gagner le Grand Chelem sur quatre surfaces de jeu différentes.

L’espoir fait vivre

Deux hommes ont ce projet en tête, mais ils ne le diront jamais publiquement, tant ils sont modestes, et ce, contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’étant pas, l’un et l’autre, du genre à plastronner. Il s’agit de Roger Federer et de Rafael Nadal. Le premier cité est considéré comme le plus grand joueur de tous les temps, bien qu’il soit peu fiable de s’engager dans de telles comparaisons avec des périodes qui ne sont pas de même nature, sur tous les plans. Nadal, dont la formidable envie de vaincre est connue de tous, a brisé tous les tabous en malmenant Federer ces deux dernières années. Qu’en est-il du présent exercice ? Nadal a remporté l’Open d’Australie, faisant pleurer Federer lors de la remise des prix. Ce sera son seul grand titre, perturbé ensuite, par des blessures à répétition. Le Suisse a bouleversé tout le public de Paris, et même bien au-delà, en gagnant enfin Roland- Garros, le seul titre majeur qui n’était pas encore à son formidable palmarès. Federer a ensuite remporté Wimbledon à l’issue d’une phénoménale finale, qui restera dans l’histoire de ce jeu, en s’imposant à l’Américain Andy Roddick. En l’emportant à Wimbledon, Federer devenait le seul joueur à avoir inscrit à son actif 15 titres majeurs, dépassant ainsi l’Américain Pete Sampras (14 succès). Lequel était présent dans la tribune officielle pour applaudir sportivement la perte de son record. Federer était encore en finale de la dernière levée du Grand Chelem : l’US Open. Malheureusement pour lui, le jeune argentin Juan Martin Del Potro, un nom à retenir pour le futur, « sortait » un match extraordinaire de derrière les fagots pour battre le Maître.

Quatre tournois de haut niveau pour trois vainqueurs différents. Ce n’est pas cette année encore que l’on rejoindra dans la légende Donald Budge et Rod Laver. Peut- être l’an prochain. Il faut toujours y croire : l’espoir fait vivre.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 22:52

 Les résultats des simples juniors

  Les Championnats d’Algérie ont baissé rideau au Tennis Club de Mansourah avec, au final, des résultats qui sont tout, sauf des surprises, et ce, tout particulièrement dans les tableaux des seniors.

  Ceux qui espéraient un chamboulement des valeurs sont restés sur leur faim. Abdelhak Hameurlaïne a remporté son 12e titre, Assia Halo son 5e d’affilée.  Le premier cité a égalé ainsi un record que l’on ne pensait pas voir égalé un jour, encore moins battu : celui de Abdesselam Mahmoudi qui fut, durant de longues années, »Monsieur Tennis » en Algérie. La seconde a ajouté une ligne à son palmarès, la 5e d’affilée. Les deux champions émargent au Groupement Sportif des Pétroliers (GSP), un club qui domine littéralement la catégorie des seniors depuis belle lurette. Mais qui, paradoxalement, n’en fait pas autant chez les jeunes où ce sont d’autres associations qui se mettent en valeur. On veut parler du COST d’Oran, qui fait un travail remarquable ces dernières saisons, du WA Tlemcen, toujours aussi actif, du Jil Moustakbal Himaya, un nouveau qui bouscule la hiérarchie des clubs, du MTC Boufarik, avec Nihel Adjali une valeur prometteuse, du MB Béjaïa, où l’on commence à voir arriver Wakil Keciba, du RC Biskra, le régent du sud, etc. Les champions juniors 2009 portent les couleurs, ce qui ne surprendra personne, du COST d’Oran (Amir Zioui) et du MTCB (Nihel Adjali), les finalistes, celles du WAT (Kamel Boussaïd) et du COST (Sanaâ Bensafi). Ils n’ont pas cédé sans combattre. Les deux finales sont allées au troisième set. Chez les seniors, Hameurlaïne et Halo ont plié leur affaire en seulement deux petites manches, et par le même score (6-2 6-3). C’est dire qu’une nouvelle fois, les juniors qui ont eu accès au tableau final des seniors, n’ont rien pu faire face à leurs aînés, toujours aussi solides au poste. Les jeunes devront, de nouveau, se remettre à l’ouvrage avec l’espoir que demain le soleil se lèvera aussi pour eux sur la terre rouge de tous les exploits. En attendant, Yassine Amier est, une saison de plus, le seul à avoir gagné, la même année, les titres des juniors et des seniors. C’était en 1978. Comme le temps passe vite : 31 ans déjà !     

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 11:54
Depuis qu’il a pris la décision de s’engager dans les tournois supérieurs à la catégorie des Futures, ceux que l’on appelle Challengers, Lamine Ouahab a vu sa situation au classement mondial de l’Association des tennismen professionnels (ATP) s’améliorer nettement. Le risque de se « noyer » en route était grand, Ouahab a su le prendre et l’assumer pleinement. Seul tennisman algérien à évoluer si haut dans la hiérarchie mondiale, il est actuellement 136e, Lamine Ouahab tire son épingle du jeu dans les tournois Challengers où il est loin d’être ridicule. Preuve en est son évolution au classement ATP. Il y a un an, plus précisément le 13 octobre 2008, Ouahab était classé 223e en simple et 413e dans la formule de jeu du double. Cette semaine, il se situe, comme repris plus haut, à la 136e place en simple, avec un capital de 428 points pour 25 tournois pris en compte par l’ordinateur, et 293e en double. Ceux qui aiment faire la fine bouche pour n’importe quoi, diront probablement qu’il ne s’agit pas d’un exploit. En le pensant, ne serait- ce que d’une manière fugace, ils auront quand même tout faux. En effet, à partir d’un certain palier du classement mondial, il faut ramer très dur pour grignoter des places. Et c’est ce que fait justement Lamine Ouahab en luttant, pied à pied, contre des adversaires qui ont les mêmes ambitions que lui : monter le plus rapidement possible les barreaux de l’échelle qui mène au nirvana où seules les plus valeureux et les plus méritants ont droit d’accès. Pour respirer le même oxygène que Roger Federer ou Rafael Nadal, il faut se lever de bonne heure. La progression de Lamine Ouahab, en une année, est de 87 places. C’est une belle performance…quand on se contente de peu. Ce n’est pas le cas de ce joueur qui a fait de l’entrée dans le Top 100, non pas l’objectif de toute une carrière, mais seulement une escale à partir de laquelle il aura légitimement le droit de viser encore plus haut.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 12:47

Les retours à la compétition dans le tennis de haut niveau sont décidément une tendance à la mode. Deux anciennes numéros 1 mondiales, de nationalité belge toutes deux, ont décidé de reprendre leur place sur le court. Après Kim Clijsters, c’est Justine Henin qui a annoncé mercredi son désir de revenir sur les tournois de la WTA (Womens  Tennis Association). La nouvelle faisait déjà l’objet de rumeurs depuis plusieurs semaines. Pour de très nombreux observateurs, Henin ne pouvait pas faire autrement que de suivre l’exemple de sa compatriote.

Surtout depuis que celle- ci, en remportant de brillante manière l’US Open, le 13 septembre dernier, a tiré vers elle toute la couverture médiatique.  Il est vrai que pour sa reprise à l’échelon le plus élevé, Clijsters a frappé très fort en gagnant la dernière levée du Grand Chelem 2009, secouant ainsi tout le plat pays en provoquant une hystérie collective. Mais pas si collective qu’on pourrait, naïvement, le penser. En effet, si Henin avance des arguments sportifs pour justifier sa décision, entre autres le fait qu’elle aimerait bien s’imposer à Wimbledon, le seul tournoi majeur qui manque à sa collection de titres du Grand Chelem, 7 à ce jour, il n’en demeure pas moins que c’est surtout la rivalité qui a opposé les deux joueuses, avant leur retraite, qui est, probablement, le moteur essentiel de cette chronique d’un retour annoncé. Mais il y a d’autres raisons dont une, qui déborde largement le cadre purement sportif : le conflit latent et récurrent qui oppose les Flamands et les Wallons. Quand on vous aura dit que Clijsters fait partie de la première communauté citée, et Henin de la seconde, vous aurez certainement tout compris. A leur corps défendant, Kim et Justine sont devenues, qu’elles le veuillent ou pas, une sorte de porte- drapeau des uns et des autres. L’accueil réservé à l’aéroport, à son retour au pays, à la vainqueur de New York, est plus édifiant qu’un long discours. On peut donc penser, peut être à tort, sait-on jamais, que c’est moralement contrainte et forcée que Henin a repris la raquette. Toutefois, au plan strictement sportif, on ne peut que se réjouir de revoir en action deux des meilleures joueuses de ces dernières années. La concurrence s’annonçant encore plus féroce, la prochaine saison sera des plus intéressantes à suivre. Les sœurs Williams, Venus et Serena, Dinara Safina, la number one actuelle, qui n’a pas encore gagné de titre majeur, devront faire de la place à deux rivales qui ne sont pas revenues pour faire seulement de la figuration. Vivement 2010 !

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 14:35

Les classementlinks mondiaux publiés par l’ATP, valables jusqu’au 20 septembre 2009, nous ont permis de constater que Lamine Ouahab a fait une belle progression dans la hiérarchie des meilleurs joueurs du moment. En effet, l’Algérien est positionné à la 118e place, soit 10 de mieux que la semaine dernière. C’est, à ce jour, le plus beau classement de sa carrière. Lamine a un capital de 501 points pour 23 tournois pris en compte.  Il va, tout doucement, vers l’objectif du début de son aventure professionnelle : faire partie du top100. Et, à partir de là, voir encore plus haut maintenant que le joueur sait, preuves à l’appui sur le court, qu’il peut titiller les meilleurs classés de l’ATP qui sont devant lui. C’est un stimulant à nul autre pareil dans le monde impitoyable du haut niveau où personne ne fait de cadeaux. C’est de bonne guerre quand on a de l’ambition. Et, dans le cas de Lamine Ouahab, celle- ci est parfaitement justifiée par les résultats qu’il enregistre depuis un peu plus d’une année dans les tournois challengers. Les épreuves ainsi cotées accordent beaucoup plus de points mais, conséquence tout à fait prévisible, ces derniers ne sont pas octroyés à la tête du client. Pour en engranger, il faut gagner des matchs le plus souvent possible tant la concurrence est infernale. Il n’y a pas d’autres secrets, à part, il va de soi, l’absolue nécessité de s’astreindre à un entraînement sérieux et rigoureux. Sans un travail constant, il n’est pas possible de viser haut.

Et Lamine Ouahab veut respirer, à pleins poumons, l’air de la haute performance. Il vient de prendre part au challenger de Szczecin, en Pologne. Après un premier tour victorieux face au Russe Dmitri Sitak, Ouahab s’est ensuite incliné, après s’être bien défendu, devant Albert Montanes, à l’issue de trois manches. Quand on sait que l’Espagnol est classé 48e mondial, on ne mesure que mieux la portée des progrès de l’Algérien. Un test vraiment difficile mais ce sont de tels matchs qui permettent de dépoussiérer les complexes que l’ont peut éventuellement nourrir quand on affronte des adversaires de qualité. Les défaites sont souvent plus instructives que les victoires. Elles permettent de se remettre en cause, d’éviter la dangereuse routine. 

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