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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 11:38

L’Open de Roland-Garros est la seconde levée du Grand Chelem, après l’Open d’Australie, en  janvier, et avant Wimbledon (Juillet) et l’US Open (Fin août-début septembre). Roland-Garros est pratiquement considéré comme un championnat du monde sur terre battue. Ce qui rend son attrait plus fort encore pour les spécialistes de cette surface de jeu que sont, surtout, les Espagnols et les Argentins. C’est d’ailleurs un joueur ibérique, Rafael Nadal, cinq titres déjà en poche, qui écrase ce tournoi de sa formidable présence sur le court. Mais, cette année, il y a un os : il s’appelle Novak Djokovic. Le Serbe a balancé par la fenêtre tous les complexes d’infériorité qu’il avait dans la tête lorsqu’il affrontait Nadal. En effet, depuis qu’il a remporté la Coupe Davis en décembre dernier, devenant, de ce fait, un héros national, le Serbe accumule les victoires. Depuis le début de l’année, et après deux tours à Roland-Garros, Djokovic en est à 39 victoires de suite (41, si on prend en compte les deux simples gagnés en Coupe Davis). La série est phénoménale puisque, sur sa lancée, il compte quatre victoires de suite, et en finale, sur…Nadal en personne. Le Serbe n’est plus qu’à trois succès du record de l’Américain John McEnroë. En outre, ce qui ne gâte rien, comme de bien entendu, si Djokovic atteint la finale de Roland-Garros, il deviendrait le nouveau numéro 1 mondial, et ce, quelque soit le résultat de la rencontre. C’est dire avec quel intérêt le public, et même les joueurs, suivent ce passionnant feuilleton. En fait d’intérêt, il est agréable de constater, lorsqu’on vit la belle quinzaine de ce tournoi à nul autre pareil, que public, joueurs et joueuses partagent la même passion pour cette discipline sportive qui a fini par avoir droit de cité dans tous les pays. L’explication de cet amour partagé peut aisément se comprendre quand on sait que la majorité des spectateurs est composée de pratiquants, de dirigeants de clubs. La minorité, qui n’y connait rien à ce sport, ne se déplace à Roland-Garros que pour y être vue. De préférence par le plus grand nombre de monde possible. Et si une caméra est dans les parages, « on » s’arrange pour être dans le champ de vision du cameraman ! Mais cette minorité, qui fait seulement dans le paraître est, elle-même, un des charmes de ce magnifique tournoi qui se déroule dans une ville non moins magnifique. Bref, vivre Roland-Garros, c’est joindre l’utile à l’agréable, en quelque sorte.

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 13:10

Ce n’est pas cette année que Rafael Nadal réussira le Grand Chelem. Vainqueur en 2010 de Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open, il ne lui restait plus qu’une seule marche à monter, celle de l’Open d’Australie, pour devenir le premier joueur de l’histoire du tennis à remporter les quatre tournois majeurs, à la suite, sur quatre surfaces de jeu différentes. Et même étalé sur deux saisons, l’exploit aurait été de toute beauté. Malheureusement pour le N1 mondial, son corps, trop sollicité ces dernières années, lui joue de plus en plus des tours au mauvais moment. Le quart de finale perdu face à son compatriote, David Ferrer, en trois petites manches, 6-4, 6-2, 6-3, marquera longtemps Nadal. Ce joueur de talent, à la correction exemplaire, n’a pas voulu, à l’issue du match, « dévaloriser » la victoire de Ferrer en faisant état de ses problèmes physiques. Battu à Melbourne, le matador de Manacor ne sera pas, du moins cette année, le troisième joueur à rejoindre l’Américain Donald Budge (1938) et l’Australien Rod Laver (1962-1969) au firmament du Grand Chelem auquel y accède seulement celui qui remporte les quatre tournois majeurs dans la même année. La tentative ratée de Rafael NadaL restera comme un des moments les plus marquants de l’Open d’Australie 2011. 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:59

Tout le public de Londres souhaitait vivre à son tour une finale Federer- Nadal dans ;la Masters Cup 2010. Les deux joueurs aussi probablement, pour une question de suprématie, parfaitement compréhensible pour deux stars d’une discipline devenue planétaire. Le public a obtenu ce qu’il désirait le plus, les médias également. Une telle finale est un créneau porteur sur tous les plans. Les annonceurs le savaient, évidemment, et ils ont mis le paquet.  Sportivement parlant, la Masters Cup, qui réunit en fin de saison, les huit meilleurs joueurs du monde, n’aura valu, tout compte fait, que par la formidable demi- finale qui a opposé Rafael Nadal à l’Ecossais Andy Murray, le régional de l’étape à Londres. Une demi- finale époustouflante qui aura tenu en haleine tout le monde, public et téléspectateurs compris. Jusqu’à l’ultime balle du match, dans le tie-break du set décisif, un extraordinaire coup, asséné en diagonale, qui atterrit sur la ligne. Au grand désappointement, comme on peut l’imaginer, de Murray et de « son » public.  Et dire que la veille encore, le chouchou des Londoniens faisait part, à qui voulait l’entendre, de son appréhension d’avoir à rencontrer le terrible N1 mondial. Le score dit le contraire : 7-6, 3-6, 7-6. Au décompte des jeux, Murray en a enlevé 18, Nadal 17 ! Et Federer ? Le Suisse s’est littéralement baladé en gagnant tous ses matchs de poule, et la demi- finale, contre Novak Djokovic, il faut le préciser, en deux petites manches seulement. Mais, il faut également le dire, nous n’avons pas eu l’impression d’avoir assisté à une grande finale. Federer était nettement au- dessus du lot durant toute la Masters Cup. Il est redevenu le Maître des Maîtres et Nadal, connu pour sa sportivité, n’a pas manqué de souligner le talent immense de son vainqueur. Nadal aura eu le mérite d’avoir été le seul à prendre une manche à un tel joueur 6-3, 3-6, 6-1). Ce n’est pas une consolation pour des joueurs qui flirtent avec les cimes de leur sport toute la saison durant. Des joueurs qui entrent sur le court pour vaincre, pas pour limiter les dégâts. La belle victoire de Federer à Londres va, toutefois, faire saliver tous les passionnés de la balle jaune, sous toutes les latitudes. En attendant la saison 2011 qui nous promet des revanches belles à vivre. A commencer par l’Open d’Australie, première levée du Grand Chelem, en janvier prochain, à Melbourne…où Roger Federer débarquera en tenant du titre !

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 12:15

Le circuit international féminin d’Alger 2010, organisé par la Fédération algérienne de tennis (FAT), qui tient l’affiche depuis le 22 septembre dernier pour prendre fin le 10 octobre 2010, s’est avéré difficile pour les tenniswomen algériennes, aussi bien en simple qu’en double. Des huit joueuses engagées dans les trois tournois du circuit, seules trois d’entre-elles ont pu passer au second tour du tableau final. Il s’agit de Sanaâ Benkaddour (une fois), Assia Halo (2) et Fatma Zohra Bouabdallah (3). Hélas pour elles, le second tour devait mettre fin à leurs espoirs d’aller plus loin. Toutefois, Halo et Bouabdallah n’ont pas tout perdu dans ce qui était pour elles une aventure à l’issue des plus incertaines. En effet, les deux meilleures joueuses d’Algérie ont marqué des points qui sont pris en compte dans l’élaboration du classement mondial de la WTA (Women Tennis Association). La championne d’Algérie en titre, Assia Halo, en a marqué deux alors qu’il en faut trois pour accéder au classement. Elle avait l’occasion de remplir cette condition, mercredi dernier, mais elle a été battue par l’Autrichienne Pia Konig (6-2 6-4). Halo devra donc attendre une autre opportunité. Par contre, et c’est heureux pour elle, Fatma Zohra Bouabdallah a eu plus de chance. Elle a obtenu ce fameux point en s’imposant nettement à une compatriote, Doria Khetib (6-0 6-0). Ce faisant, Fatma Zohra a atteint le premier objectif qu’elle s’était fixée : entrer dans le classement mondial. Ce sera chose faite dans les prochains jours, après homologation des résultats par la WTA. Deux joueuses seulement qui gagnent des points sur huit en course, le jeu (organiser un circuit international) en valait-il la chandelle ? Sans hésitation aucune, nous répondrons par l’affirmative. La FAT se devait absolument de revenir sur le circuit mondial après une interruption de quelques années pour les tragiques raisons que tout le monde sait. Un circuit difficile pour nos joueuses, certes, mais tellement utile pour d’autres considérations..

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:33

Finalement, dans le monde du sport, qu’il soit de haut niveau ou pas, tout est possible, même l’incroyable. La finale qui a opposé samedi après-midi deux joueuses écartées des paris par tous les bookmakers, qu’ils soient de Londres ou d’ailleurs, restera quand même dans les annales du tournoi. Qui se souviendra, dans quelques années, des circonstances étonnantes qui ont fait de l’Australienne Samantha Stosur et de l’Italienne Francesca Schiavone, des finalistes inattendues, pratiquement des « intruses ».

Quelques que soient les forces en présence, il y a toujours un favori. Dans cette finale sans stars, indiscutablement, c’est à Samantha Stosur, avec son magnifique coup droit, que l’on pouvait accorder ce statut. Le sort malin devait en décider autrement.  Il est bon toutefois de rappeler que l’an dernier, Stosur avait pris le meilleur sur Schiavone mais c’était au premier tour du tableau. Une finale est un événement à nul autre pareil qui peut ne pas se reproduire une seconde fois. Alors, quand la magnifique occasion se présente, mieux vaut ne pas la manquer du tout. Sous peine de regrets éternels qui peuvent empoisonner toute une existence.

D’où l’acharnement que Schiavone et Stosur ont mis dans tous les échanges. Contre toute attente, les coups puissants de l’Australienne ne sortaient pas l’Italienne du court. Connue pour son esprit très combattif, Francesca Schiavone ne cédait pas un pouce de terrain. C’est donc normalement qu’elle remportait une finale qui ne lui tendait pas les bras au départ (6-4 7-6).

Les nerfs de l’Australienne l’ont trahie au plus mauvais moment d’une finale qui, même si elle n’a pas atteint le haut niveau technique, a surtout valu par son côté passionnel. La plus âgée des deux, Schiavone, 29 ans, sortait vainqueur d’un duel avec la plus jeune, Stosur, 26 ans. Trois années d’écart qui auront fait la différence mais pas seulement tant il est vrai que ce serait faire injure à la vainqueur que de placer son succès final sur ce seul paramètre. Francesca Schiavone (29ans), première Italienne à remporter un titre du Grand Chelem, a déclenché dans son pays un raz-de-marée médiatique inouï. Cette joueuse est la preuve vivante qu’il faut toujours y croire. Sans l’éternel espoir qui fait vivre, l’homme n’aurait jamais marché sur la Lune. Tous ceux qui ont tendance à geindre pour un oui ou pour un non, devraient retenir la belle leçon donnée à tous par Francesca Schiavone. Elle joue avec son coeur, elle étale ses sentiments, elle embrasse la terre battue.

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 17:29

Après ce qui s’est passé sur le central « Philippe-Chatrier », il n’y a plus de doute possible. En battant Robin Soderling, N7 mondial, Rafael Nadal a montré qu’il est le plus fort au monde sur terre battue.

Son extraordinaire maîtrise sur cette surface de jeu ne peut désormais être sujette à contestation. C’est bien le meilleur joueur du monde sur terre battue que nous avons vu évoluer pendant deux semaines. Nous l’avons « décortiqué » durant les sept rendez-vous successifs de sa formidable « reconquista ». Si un quelconque doute pouvait encore effleurer l’esprit, surtout chez les gens tortueux toujours prompts à rechercher seulement les aspects négatifs, ce doute a été balayé. Pas une fois mais à 21 reprises puisque Nadal n’a concédé aucune manche. Même pas à Robin Soderling, le seul joueur au monde à l’avoir battu à Roland-Garros. Mais c’était l’an dernier, une éternité. Dimanche 06 juin 2010 , le Suédois n’avait pas les moyens de contester un tant soi peu le superbe one man show de Nadal. Vigilant sur tous les échanges, parfaitement maître de son art, pleinement conscient qu’il ne fallait laisser aucune once d’espoir à son rival, le matador de Manacor fit tout ce qu’il fallait pour achever la bête blessée. La foule, subjuguée par autant de talent éclatant, se leva pour faire une standing ovation méritée et offrir les deux oreilles à l’artiste au sommet de son art. Nadal est revenu à son meilleur niveau et on ne voit personne, actuellement, en mesure de le tutoyer.  Le nouveau N1 mondial, qui prend la suite de l’autre non moins prestigieux champion qu’est toujours Roger Federer, est appelé à régner des années encore sur son royaume où il n’y a plus aucune opposition. Celui qui pourrait l’inquiéter n’est pas né encore. Le jour viendra forcément où un autre Nadal, un autre Federer, arrivera à son tour sur terre. Mais pas dans l’immédiat.  Nadal a fêté ses 24 ans mercredi dernier, Federer a 28 ans. La route de ces deux merveilleux joueurs n’a pas fini de se croiser.

Il écrit l’histoire

Roland-Garros est terminé, Wimbledon pointe à l’horizon. Après la terre battue, le gazon. Autant dire une autre saison qui commence sur une autre planète après le fol exploit de Nadal vainqueur à Monte-Carlo, Rome, Madrid et Roland-Garros.  Une sorte de Grand Chelem sur terre battue absolument époustouflant. Comme on l’a fait pour Federer, il faudra trouver d’autres qualificatifs pour parler des performances de Nadal. Ces deux magnifiques champions font un bien fou au tennis mondial. Comme John McEnroë et Ivan Lendl en leur temps, comme Pete Sampras et Jimmy Connors, comme bien évidemment le fameux Bjorn « Ice » Borg, le seul joueur à avoir gagné 6 fois Roland-Garros. Un record que l’insatiable Rafael Nadal égalera l’an prochain avant de le battre l’année suivante. Pour avoir un cheval, il n’a pas à donner son royaume. C’est lui qui écrit l’histoire. Pour le moment.

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 13:31

Après le spectacle auquel nous assistons à Roland-Garros, il faut désormais se rendre à l’évidence : le tennis féminin, ce n’est plus de la ba-balle ! On comprend mieux pourquoi le public se déplace de plus en plus nombreux pour suivre les matchs des joueuses. Et pas seulement pour admirer leur plastique impeccable. Surtout celles des joueuses slaves. Il y a quelques années, l’Américain John McEnroë, qui parlait trop souvent sans réfléchir, tenait des propos déplacés sur le jeu des joueuses et les prix qui leur étaient alloués. L’irascible ancien champion a certainement changé d’avis, mais il se gardera bien de le dire. Les coups des sœurs Williams, Venus la bien nommée, et Serena le garçon manqué de la famille, Maria Sharapova, la plus belle de toutes, Caroline Wozniacki, une Danoise que l’on n’a pas vu venir, et tant d’autres encore, c’est tout, sauf de la guimauve. Un exemple du changement d’attitude des joueuses nous a encore été fourni par la Russe Nadia Petrova et la Franco-Iranienne Aravane Rezaï. Cette dernière, depuis qu’elle est coachée par Patrick Mouratoglou, le mal-aimé,  l’intrus même du tennis français il quelques saisons, n’est plus la même. Elle entre maintenant sur le court comme si elle montait sur un ring, sans complexe aucun. Et prête à en découdre avec n’importe qui. Il est clair que sa victoire en finale du Masters de Madrid, aux dépens de Venus Williams, a fait de Rezaï une autre joueuse. Battre à Madrid trois anciennes N1 mondiales n’est pas à la portée de la première venue. Venus Williams, Justine Henin et Jelena Jankovic la regarderont à l’avenir d’un autre œil. Rezaï a été éliminée par Nadia Petrova, certes, mais le temps joue en sa faveur.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 12:13

C’est toujours avec un réel plaisir que l’on retrouve au niveau mondial des joueurs qui ont commencé presque au bas de l’échelle en Algérie. Il en est ainsi de l’Espagnol Albert Montanes qui avait écumé les Futures organisés il y a plusieurs années par la Fédération algérienne de tennis (FAT) sur les courts du Tennis Club Les Palmiers (Ben Aknoun) et ceux du TC Sidi Fredj. Nous l’avions rencontré à Roland-Garros il y a quatre ou cinq ans. La mémoire nous fait défaut mais pas celle de Montanes qui nous avait dit alors, avec beaucoup de sincérité dans la voix « J’ai vraiment apprécié la station balnéaire de Sidi Fredj. J’y ai passé d’agréables moments tout en gagnant les tournois. C’était super à tous les points de vue. » Un rappel de poids encore : classé 34e mondial, Montanes a battu tout récemment un certain…Roger Federer en personne ! C’est dire le niveau atteint par ce joueur depuis les Futures d’Algérie.

La première de Bartoli

La Française Marion Bartoli, classée 14e mondiale, a gagné son premier tournoi international ITF Juniors au TC de Sidi Fredj en 2000. Elle y avait suscité la curiosité du public avec son coup droit et son revers joués à deux mains. Son entraîneur était, et l’est toujours, son propre père, Walter. Il nous révélait à l’époque « Quand j’ai compris qu’il n’y avait plus rien à attendre de la Fédération française de tennis, j’ai pris la décision, pas facile du tout, de fermer mon cabinet de médecin pour m’occuper à plein temps de ma fille. J’espère ne pas le regretter un jour mais au moins j’aurais fait l’effort nécessaire pour donner une chance à Marion. » Il n’a pas eu à le regretter. Le père doit maintenant être tout heureux d’avoir bouleversé sa propre vie pour permettre à sa fille adorée de vivre la sienne, celle qu’elle avait choisie toute jeune.

Quand on pense que la « petite », qui avait battu en finale notre meilleure junior de l’époque, Feriel Esseghir, a atteint le dernier tour de Wimbledon en 2007, on peut se dire que tout est possible quand on a la foi, que l’on ne triche pas à l’entraînement…

 Tsonga aussi

Enfin, l’un des joueurs qui ne payait de mine, au début, que physiquement, n’est autre que le Français Jo-Wilfried Tsonga. Ce colosse, classé 10e mondial, se distingue aussi maintenant par des qualités techniques qui font de lui l’un des meilleurs joueurs au monde. Mais à condition que son corps tienne le coup Trop souvent blessé à son gré, il a eu encore, il y a deux semaines, des problèmes de dos. Lui aussi a fait un petit tour en Algérie pour passer par les incontournables Futures. Des tournois indispensables pour s’imprégner des us et coutumes du circuit de l’ATP.

Le pourquoi des Futures

Les tournois internationaux ITF Juniors et les Futures ont été mis en place par la Fédération algérienne de tennis fin des années 90- début des années 2000, pour donner l’opportunité à quelques-uns de ses talents les plus prometteurs de se faire les dents sur ce type d’épreuves (dans tous les sens du mot). Un seul en est sorti indemne, à ce jour. Classé 153e mondial, il s’appelle Lamine Ouahab. Le N1 algérien s’attaque désormais aux Challengers, un palier supérieur et plus valorisant que les Futures.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:45

Le court central « Philippe-Chatrier » était assez garni quand la Française Aravane Rezaï, héroïne du récent Masters 1000 de Madrid, et la Canadienne Heïdi El Tabakh, ont fait leur apparition. La première citée fortement applaudie, et c’est de bonne guerre, la seconde poliment, comme du bout des doigts.

L’issue de la rencontre ne pouvait pas faire de doute. Rezaï, 19e mondiale cette semaine, était archi- favorite face à El Tabakh, classée seulement 166e. Le tableau d’affichage refléta d’ailleurs assez sèchement l’écart qui séparait les deux joueuses : 6-1 -6-1. Juste un galop d’entraînement de la vainqueur, d’une durée de 48’ (27’ et 21’). En fait, ce n’est pas tellement la rencontre en elle-même qui était de nature à créer une quelconque sensation. Aravane est entrée sur le court en souriant, elle en est ressortie de la même manière, avec plein de bisous au public. L’intérêt de la partie résidait ailleurs.

Aravane Rezaï est née à Saint- Etienne (France), le 14 mars 1987, de parents d’origine iranienne. Elle a même participé aux Jeux islamiques de Téhéran, il y a quelques années, avant de représenter ensuite la France, tout récemment, en Fed Cup.

Heïdi El Tabakh est venue au monde le 25 septembre 1986, à Alexandrie (Egypte). Ses parents ayant émigré au Canada, elle a pris la nationalité de ce pays dont elle défend désormais les couleurs au plan international.

Aravane et Heïdi sont, à elles deux, la préfiguration de ce que pourrait devenir notre planète dans les prochaines années. La mondialisation, poussée à l’extrême, dans tous les domaines, est de nature à bouleverser profondément tous les repères humains et toutes les traditions. Naître dans un pays ne signifie plus, pour de nombreuses personnes, que l’on a acquis une nationalité, ad vitam æternam. Ceux qui font ce choix se doivent de l’assumer. Ce n’est pas notre rôle de les juger.

Ce que le public du central « Philippe-Chatrier » ignorait probablement, c’est que Aravane et Heïdi sont de religion musulmane. La première est chiite, la seconde sunnite. Aucun média, à notre connaissance, n’a relevé non plus ce point pourtant important : les deux joueuses étaient les premières musulmanes à évoluer sur le central de l’un des plus prestigieux tournois du monde.

Et rien que pour ça, merci, Aravane, merci, Heïdi, pour cette belle image si positive.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 13:05

Dès que Roger Federer et Rafael Nadal sont engagés dans le même tournoi, le public ne rêve plus, forcément, que d’une finale entre ces deux meilleurs joueurs du monde. Celui du  Masters 1000 de Madrid a eu ce bonheur et         aussi, ce qui ne gâte rien, la joie de voir son préféré battre le number one mondial quelques jours seulement avant Roland-Garros. La seconde levée du Grand Chelem 2010 a évidemment un tout autre prestige que tous les autres tournois réunis qui précèdent le formidable et si attendu rendez- vous de Paris. Cette année, et pour la première fois de sa carrière, c’est Roger Federer qui se présentera à Roland-Garros en qualité de tenant du titre. Un statut après  lequel il a couru désespérément toutes ces dernières années avant, enfin, de soulever bien haut dans le ciel, sous les vivas d’une foule totalement acquise, la si convoitée Coupe des Mousquetaires. Tout le monde avait applaudi mais certains l’avaient fait seulement du bout des doigts. Juste par correction. Ils étaient quelques-uns, en effet, à regretter l’absence forcée de Rafael Nadal, éliminé en huitièmes de finale par un Suédois en état de grâce, Robin Soderling, porté littéralement par une foule versatile qui « exigeait » cette fois les deux oreilles du matador de Manacor. Cette année, la même foule peut changer d’avis, si ce n’est déjà fait, puisque tout le monde fait aujourd’hui de Nadal, le grand favori de la quinzaine rouge de Paris. On ne peut, effectivement, ne pas faire de Nadal le favori. Il débarque à Paris avec dans les bagages un triplé historique : Monte-Carlo, Rome et Madrid. Dans la capitale espagnole, il a non seulement battu Federer en deux manches mais également effacé des tablettes l’Américain Andre Agassi, recordman jusqu’alors des titres gagnés en Masters : 17. C’est Nadal qui prend désormais la première place avec 18 titres en poche contre 16 à son prestigieux rival. Ce dernier, Federer en personne, ne veut accorder à toutes ces « péripéties » aucune valeur dans la mesure où, en début d’année, il avait dévoilé son objectif : ne jouer sérieusement que les tournois du Grand Chelem.

Le décor est planté pour une énième finale de rêve. Mais, en faisant fi si ouvertement de tous les autres éventuels prétendants à la victoire finale, avec une indécence déplacée, on pourrait susciter chez quels-uns d’entre-eux le désir fou de jouer les trouble-fête. Le  Britannique Andy Murray est bien capable de bouleverser toutes les cartes mais il sera difficile de croire en lui toute une quinzaine éprouvante sur la terre battue. Le Serbe Novak Djoklovic est aussi un joueur à surveiller de très près mais il bat malheureusement de l’aile ces derniers temps. A moins que ne soit une ruse de guerre. Et qui d’autre encore ? On a beau chercher, on ne voit rien de valable. Gagner Roland-Garros, c’est tout simplement vaincre à sept reprises dans des matches au meilleur des cinq manches. Une distance affolante. Seuls deux hommes sont actuellement capables de faire tout le chemin sans fléchir. Ce sont, comme par hasard, encore et toujours, Federer et Nadal. Deux grandissimes joueurs pour une seule Coupe.

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