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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 14:38

C’est à une arrivée tout simplement grandiose que le public parisien a eu droit, dimanche, sur les Champs-Elysées, dans le jour finissant. En effet, pour marquer l’évènement, le 100ème Tour de France, pour la première fois de son histoire mouvementée, a bouclé la boucle en soirée sur « la plus belle avenue du monde ». Un spectacle magnifique, haut en couleur, avec l’Arc de Triomphe illuminé pour la circonstance. Un son et lumière de toute beauté ! Le peloton a apprécié ce moment magique. Public et téléspectateurs aussi.

Le Britannique Chris Froome, 28 ans, né à Nairobi, au Kenya, surnommé, de ce fait, le Kenyan blanc, a remporté le 100ème Tour, inscrivant ainsi en lettres d’or son nom au palmarès de la plus prestigieuse épreuve cycliste au monde. Prestigieuse, certes, mais avec un côté très sombre. Froome a gagné en surclassant tout le monde, surtout en montagne où ses accélérations foudroyantes, bien assis sur la selle et non pas en danseuse, laissant sur place un champion comme l’Espagnol Alberto Contador, ont désagréablement surpris suiveurs et spectateurs. Le doute s’étant alors insinué dans les esprits, Froome a été copieusement sifflé au Mont Ventoux. Depuis, il ne cesse de clamer à qui veut l’entendre qu’il est « propre » dans sa tête et dans son corps. Vainement. On applaudit le vainqueur mais du bout des doigts, sans faire de bruit, tant l’ombre immense de Lance Armstrong a assombri le peloton du Tour pour longtemps. L’Américain, roi des menteurs et des tricheurs, a remporté sept fois le Tour avant de reconnaître, une fois fortune faite sur la naïveté du public, qui ne peut vivre sans héros, qu’il s’était dopé à tout-va. Des aveux faits à la télévision, à la face de l’Amérique, les yeux dans les yeux, avec un culot monstre. Comment alors ne pas penser que dans quelques jours, quelques semaines, quelques mois, quelques années, on nous dira que Froome aussi était « chargé » ? Que les organisateurs du Tour le veuillent ou pas, leur épreuve sera marquée au fer rouge pendant longtemps. Eux qui ne pouvaient pas ne pas avoir vu ce qui se passait dans le peloton. Qui ne peuvent pas dire, maintenant, qu’ils ne savaient pas. Mais, faisons leur confiance. Ces adeptes inconditionnels du « tout va bien, madame la marquise »et des trois singes, useront de tous les subterfuges possibles pour éviter la mort de leur poule aux œufs d’or. Quant à la santé du peloton, ce n’est pas leur problème. Le Tour est mort, vive le Tour !

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 23:20

Merci, Mersin ! Le retour au pays est toujours un moment magique pour les sportifs qui ont porté très haut les couleurs de leur pays. Pris dans le tourbillon de la victoire, ils n’y pensent peut être pas vraiment au moment où ils mettent les pieds sur la plus haute marche du podium. A cet instant précis de leur vie sportive, les vainqueurs ont un cœur qui bat très fort. Et des larmes qui « mouillent » leurs yeux d’un bonheur immense. Et lorsqu’ils entendent leur hymne national et qu’ils voient le drapeau de leur pays monter haut dans le ciel, alors ils ont la tête dans les étoiles. On nous dira, c’est sûr, qu’il faut raison garder, et que ce ne sont, après tout, « que » des Jeux méditerranéens, pas les Jeux olympiques. Certes, mais ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Alors, de grâce, permettons à nos médaillés d’or, d’argent et de bronze, de savourer pleinement leur immense joie. Ils ont largement mérité le bel accueil qui leur a été réservé à leur retour au pays. Un moment magique qu’ils vont tout faire pour le revivre un jour. En 2016, par exemple. A Rio, au Brésil de toutes les folies. Rien que pour tout ce que les médailles des Jeux Méditerranéens 2013 vont susciter comme vocations sportives, il faut dire merci, Mersin.

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 00:14

Le VC SOVAC en tête des Algériens

Les 90 coureurs de la deuxième édition du Circuit International cycliste de la ville d’Alger (CICA), disputée le 16 mars 2012, ont formé un peloton multicolore qui a enchanté grands et petits accourus, pour la circonstance, de tous les quartiers de la capitale. Le temps s’étant mis au beau, toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette épreuve une belle course. C’est ce qui s’est passé finalement mais les 90 prétendants à la victoire finale ne pouvaient pas tous gagner. Tout le monde sait, même le plus jeune des spectateurs, qu’il n’y a qu’un seul bouquet de fleurs à l’arrivée qui, forcément, et le plus logiquement du monde, au vainqueur, et rien qu’au vainqueur. Sur le podium, celui qui sourit à pleines dents, c’est toujours le coureur qui a franchi le premier la ligne blanche. Ceux qui sont à ses côtés sur le podium, classés second et troisième, sourit eux aussi mais seulement du bout des lèvres. Qu’il est dur de finir second d’une course quand on sait que la mémoire sportive ne retient que le nom du vainqueur. Dans dix ans, dans vingt ans, quand les spectateurs de ce vendredi parleront de cette deuxième édition du Circuit International cycliste de la ville d’Alger, ils se souviendront peut être, que c’est le Grec Ioannis Tamouridis qui a gagné. Quant aux deux autres qui étaient sur le podium, il faudra fouiller dans les archives pour retrouver leurs noms.

Quand les nôtres font parler d’eux

Par contre, quand un des nôtres fait parler de lui, qu’importe sa place au classement s’il a fait honneur aux couleurs du pays. C’est, effectivement, ce que l’on peut dire de deux de nos coureurs, à savoir Hichem Chaâbane, un jeune qui monte, tout comme sa formation du VC SOVAC, qui n’a pas fini de faire parler d’elle, et Azzedine Laâgab, flambeau plein de vie du Groupement Sportif des Pétroliers (GSP). Ces deux coureurs étaient dans le Top 15 de ce Circuit International d’Alger, version 2012. Chaâbane a pris la 13ème place, Laâgab, la 15ème. Ce dernier, vainqueur du Tour d’Algérie 2011, premier de la 5ème étape du TAC de cette année, courue à Oran, a eu le mérite de ne jamais céder. Il faut féliciter ces deux coureurs pour leur courage et leur détermination.

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 12:32

Le Tour d’Algérie cycliste est, en soi, on ne le dira jamais assez, une excellente épreuve à même de faire connaître les différentes facettes de nos magnifiques paysages. C’est ce que l’on sait si bien faire au Tour de France, la plus belle course cycliste du monde, que ses organisateurs ont transformé en un merveilleux album d’images de leur pays. Nous sommes encore très loin de pouvoir en faire autant. Un exemple parmi tant d’autres : la communication par cet extraordinaire outil qu’est internet. Un moyen très efficace de faire, illico presto, passer tous les messages. Hélas, trois fois hélas, ceux qui sont chargés du site web de la Fédération algérienne de cyclisme (FAC) ignorent, apparemment, jusqu’au sens même du mot « communication ». En effet, alors que la FAC a fait de très gros efforts pour relancer le Tour d’Algérie, il faut lui rendre cet hommage, comment expliquer que son site n’accompagne pas ce beau mouvement : il est figé depuis le 6 mars ! C’est une incroyable anomalie que rien ne peut expliquer. Un site web figé alors que le TAC est lancé depuis samedi dernier, tenant en haleine tous les fans de la petite reine en Algérie. Ainsi que les proches des coureurs étrangers engagés dans l’épreuve, et qui aimeraient bien suivre l’évolution des classements, de l’étape et du général, pour voir où en sont les leurs.

Bref, pour reprendre le poète, « c’est l’écran noir de mes nuits blanches ». Un mauvais point, assurément, pour le webmaster de la FAC.

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 10:01

Le 98e Tour de France a pris son envol le 02 juillet dernier. Cette épreuve, la plus belle du monde, traîne avec elle depuis quelques années le très lourd fardeau du dopage. Cette fois, cette honte du sport de très haut niveau, et le cyclisme n’est pas le seul concerné, est physiquement représentée dans le peloton par le champion espagnol Alberto Contador. Ce coureur, devenu sulfureux, a été contrôlé positif au clenbuterol le 21 juillet 2010. Blanchi, pour on ne sait quelles raisons, par la Fédération espagnole de cyclisme, Contador fait l’objet d’un appel devant le Tribunal arbitral du sport. Son cas ne sera jugé qu’à la mi-août. Comme par hasard, disent de nombreuses voix à travers le monde, après l’arrivée, le 24 juillet prochain, de la présente édition du Tour de France. On ne peut pas éviter de penser qu’il y a anguille sous la roche quelque part. Deux jours avant le départ du Tour, lors de la présentation des équipes, le public du Puy-du-Fou a hué Contador. Une réaction parfaitement naturelle quand on touche au rêve des passionnés de ce sport. Et des passionnés, il y en a en masse. Il n’y a qu’à voir les foules qui s’agglutinent sur les routes du Tour pour comprendre à quel point les spectateurs, grands et petits, s’intéressent à l’épreuve, et ce, quels que soient les scandales qui affleurent à la surface, des semaines, des mois et même des années plus tard. Il est incontestable que le Tour de France, magnifique album d’images, sait se vendre. Les organisateurs, tout comme le public, ne sont absolument pas dupes. Ils savent que le peloton n’est pas propre et que l’éthique sportive se dilue trop souvent dans les fioles dangereuses des produits interdits. Le coureur joue avec sa santé, on ne cesse de le lui dire, mais que ne ferait-il pas pour une parcelle de gloire sportive fugitive. Le Tour de France est parti, le peloton colore les routes, la foule est au rendez-vous, que demander de plus en ce mois de juillet caniculaire. Alors, tout le monde ferme les yeux, applaudit les vainqueurs, tout en croisant les doigts pour que le deuxième ne remplace pas le premier, dans des semaines, des mois et même des années plus tard. Tout en dénonçant le dopage, les médias en font des tonnes pour couvrir le Tour, devenu au fil des ans, et de la technologie, une très belle poule aux œufs d’or. Alors, on fait de Contador le maudit, le favori du jour, on lui trouve des adversaires pour tenir le lecteur en haleine. Plus tard, on dira que le maillot jaune était sale. Comme la neige…Mais, qu’importe, on aura entre temps récolté de précieux dividendes.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 17:24

L’Afrique est de plus en plus loin

Le plus célèbre rallye-raid du monde se sent à l’étroit en Argentine et au Chili. Les organisateurs veulent ajouter d’autres pays à leur menu 2012. Ils sont décidément des adeptes convaincus de la tectonique des plaques ! Ils ont débuté leur Rallye en Afrique. Tout le monde se souvient du passage de ces bolides du sable dans notre continent où ils n’ont fait que des dégâts. Tout le monde se souvient également, hélas, que le Rallye Dakar a laissé des traces de sang dans son sillage. Des enfants sont morts, écrasés par des participants hantés sans répit par la nécessité d’aller très vite sur les dunes, sans un seul regard au paysage. Ce qui importait le plus aux yeux de  ces nouveaux conquistadors d’un autre style, c’était de gagner, et seulement de gagner. Tout le reste n’étant que littérature pour nostalgiques d’une autre époque. Invoquant des conditions sécuritaires dangereuses en Afrique, les patrons du rallye ont alors jeté leur dévolu sur un autre continent mais en gardant le label Dakar qui a fait la renommée de la course. L’Amérique du Sud s’est empressée de leur ouvrir les bras. L’Argentine et le Chili ont tout fait pour avoir ce rallye chez eux. D’autres pays veulent les imiter : Brésil, Paraguay, Pérou. On parle même de l’Arabie Saoudite ! Pourquoi pas, en effet.

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 12:24

L’athlète algérien Boualem Rahoui a donné à l’Algérie une bien belle médaille d’or lors des Jeux Méditerranéens de 1975 organisés à Alger. Je ne suis pas près d’oublier la dernière ligne droite. Rahoui était dans les temps du record du monde. A la stupéfaction générale, celui qui était déjà un champion pour les foules de son pays, baissa la cadence après avoir constaté que ses rivaux étaient loin. Que plus personne ne pouvait l’empêcher d’entrer dans l’histoire de l’athlétisme algérien. A quelques mètres de la ligne d’arrivée, il leva les bras pour saluer un public qui espérait plus que l’or, un record du monde. Devant ce que je pensais être une absence d’ambition, de l’inconscience, ou, plus grave encore, de la bêtise, je me mis à hurler ma colère devant un tel gâchis. Boualem Rahoui monta sur la plus haute marche du podium pour recevoir sa distinction. Il donnait l’impression d’être le plus heureux du monde. Lui peut- être mais certainement pas moi." Des années plus tard, je me souviens encore, comme si c’était hier, de cette « maudite » ligne droite au bout de laquelle Rahoui pouvait entrer dans la Légende en courant. Ce n’est que trente ans plus tard, que je compris enfin le pourquoi du geste de l’athlète à quelques mètres d’une plus grande gloire. Par un pur hasard, j’ai rencontré cet homme qui m’avait fait sortir de mes gonds de spectateur passionné. Rahoui a publié un livre de souvenirs, intitulé « Le Temps d’une Pensée ». Il tenait à l’offrir, avec une dédicace bien évidemment, à un ami, journaliste sportif de renom, Benyoucef Ouadia. J’étais présent et très intéressé, comme on peut le deviner, par l’entretien entre les deux hommes. Le livre raconte la terrible misère, dans tous les sens du terme, que fut l’enfance de l’auteur. Des mots terribles, des pages de souffrance que l’on ne peut lire sans ressentir une peine immense pour le petit garçon de Aïn Témouchent. Rahoui n’a pas été gâté par la vie. Du moins dans les premières années de son existence. Il dit tout, sans retenue aucune. Comme s’il voulait que le lecteur comprenne bien ce qu’était l’enfance d’un petit yaouled dans une Algérie colonisée. Contraint de vivre au jour le jour, de tout faire pour ne pas rentrer les mains vides le soir à la maison, Boualem a vécu à la frontière de la délinquance. Il suffisait d’un rien pour passer de l’autre côté de la barrière. Il le dit aussi sans fausse pudeur. C’est le sport qui devait mettre fin au terrible engrenage dans lequel il avait mis un doigt. Il nous a promis qu’il dévoilerait tout dans un prochain livre dont la teneur sera totalementconsacrée au sport. Comme il n’était pas possible que je me contente de cette promesse, ni d’attendre plus longtemps, je fis en sorte de l’amener à parler de la fameuse finale des Jeux de 1975. Toujours aussi alerte que du temps de sa gloire sportive, Boualem Rahoui partit d’un grand éclat de rire avant d’éclairer ma lanterne : «  Je n’étais pas aussi fou que ça pour cracher sur un record du monde. Mais, dans l’instant, la première place de la finale était ma seule et unique préoccupation. Tout le reste ne pouvait être que secondaire. Je sentais bien qu’un souffle immense venait des tribunes. Tous ces gens qui me voulaient du bien, qui me poussaient dans le dos, ne pouvaient pas savoir que l’or m’importait plus que tout. Cette médaille était une sorte de clé qui allait ouvrir la porte de l’appartement qu’il me fallait à tout prix pour sortir ma famille de la promiscuité dans laquelle nous vivions. A quelques mètres de la ligne d’arrivée, je ne voyais plus rien d’autre qu’une clé. Rien d’autre. Aujourd’hui encore, je suis prêt à refaire ce que j’avais fait ce soir là.  Il faut vivre ce que j’ai vécu pour comprendre. » 

 Boualem m’a bouleversé. J’ai compris enfin. Toute ma colère de 1975 s’en est allée, définitivement. Il ne pouvait en être autrement une fois que l’on sait ce qui avait si fortement motivé Rahoui. Il y a des souvenirs qui marquent une existence.Notre auteur autodidacte en sait quelque chose. Et, surtout, ne venez pas lui parler des « bienfaits du colonialisme… » . Non, de grâce, pas à lui.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 23:52

Qu’as-tu fait Antar Yahia !

Les clameurs nées de la magistrale qualification de l’Algérie à la Coupe du Monde 2010, qui se déroulera en Afrique du Sud, continuent de secouer aussi bien notre pays que l’Egypte. Mais il y a « clameurs » et « clameurs ». En effet, un même mot peut ne pas avoir le même sens, selon que l’on est d’un côté de la barrière, celle des vainqueurs, ou de l’autre, celle des perdants. Les clameurs des vainqueurs déclenchent des larmes de joie, celles des perdants provoquent des vociférations. D’un côté, on danse dans toutes les rues, on sème de la joie à tous les vents, drapeau déployé. De l’autre, on se trémousse sur les plateaux de télévision, on se défonce à qui mieux mieux pour trouver les mots les plus méchants, les plus blessants, les plus haineux. Et, à ce jeu, il convient, en toute objectivité, en toute sportivité, de reconnaître que les Egyptiens, comme mus à distance…, nous battent à plate couture. Sans discussion aucune, sans temps mort. Dans ce domaine, celui de l’insulte, ils nous sont supérieurs. La raison ? Nos parents ne nous ont jamais appris le vocabulaire des perdants.  Pour les Egyptiens, l’arbitre n’a pas encore sifflé la fin de la rencontre Algérie- Egypte. D’ailleurs, la sifflera-t-il même un jour ? Nous en doutons fortement, au train où vont les choses. Pour ceux qui, du haut des pyramides, ont toisé le monde, plus dure a été, est, et sera la chute. Mais ce que la victoire algérienne, en terre soudanaise, a aussi de positif, sur tous les plans, c’est celui d’avoir dévoilé, à la face du monde, le vrai visage de nos adversaires vaincus. Quelle honte que de s’exhiber ainsi, à la lumière du jour. Ne savent- ils pas qu’ils font surtout très mal à leur propre pays ? Désormais, partout où ils se déplaceront, les foules scandalisées par ce qu’elles entendent à l’écran, horrifiées par ce qui s’est passé au Caire, ne verront pas des Egyptiens mais des individus de mauvaise foi, auxquels il vaut mieux ne jamais faire confiance. Leurs sourires obséquieux se transforment si vite en rictus haineux.

Qu’as-tu fait Antar Yahia ! Ton splendide but, de magnitude « 10 » sur l’échelle de Richter, a littéralement secoué un pays de 85 millions d’habitants. Te rends- tu compte, qu’à l’avenir, aucun bébé égyptien ne sera prénommé Antar ? Un prénom béni d’un côté, maudit de l’autre.

Les Pharaons, les vrais, ne sont plus de ce monde. Paix à leur âme. Mais Antar, notre Antar, lui, est toujours vivant. Il a reconquis le coeur de Abla, qui partage avec lui maintenant sa passion pour le football. On l’a vue dans toutes les rues d’Algérie, belle comme le soleil, clamant son amour pour son héros. Merci, Antar ! Merci, Abla ! 

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 13:40

Décidément, tout le monde, nos frères, comme nos ennemis, devront désormais se rendre à cette évidence éclatante, aussi grosse qu’une pyramide : Novembre est le mois préféré des Algériens. Qu’ils soient femmes ou hommes, ils ont tous le même respect et le même amour pour ce mois définitivement pas comme les autres. Ce qui s’est passé au Caire a dépassé l’entendement. Même un simple mortel, loin des affaires du football, s’est senti comme personnellement atteint par l’inqualifiable caillassage du bus qui transportait nos  joueurs, de l’aéroport à l’hôtel. Assurément, et tout le monde sera unanime pour le dire, et le redire, ce fut, incontestablement, le point de départ d’une réaction scandalisée, à tous les niveaux de la société algérienne.  Devant la lâche et honteuse agression commise par les supporteurs égyptiens, une extraordinaire onde d’indignation a traversé toute l’Algérie. Du nord au sud, de l’ouest à l’est, le tsunami de l’indignation a frappé violemment tous les Algériens. Au cœur et à l’âme. Ceux qui ont osé, galvanisés très certainement par des pyromanes détraqués, qui voulaient « brûler » de l’Algérien, ceux qui ont osé s’attaquer au bus de l’EN, ont commis un crime impardonnable. En s’en prenant à nos joueurs, les gueux lancés à l’assaut du bus, nous ont, non seulement insultés, de la plus basse des manières qui soit, mais aussi et surtout porté atteinte à la souveraineté de notre pays. Le bus de nos joueurs était une annexe de notre ambassade au Caire. C’est un élément très important que les fomenteurs des troubles du Caire n’ont pas mesuré à sa juste dimension, aveuglés très certainement par leur haine (mais pourquoi ?) de tout ce qui est algérien. Les belles couleurs de notre drapeau leur sont insupportables. Alors, ils n’ont rien trouvé d’autres que de les salir, avec du sang. Nous aurions tant voulu que ce « courage » des Egyptiens s’exprime ailleurs. A quelques centaines de kilomètres du Caire, par exemple…  Mais pas, surtout pas, à l’occasion d’une rencontre de football, aussi importante fut- elle. La gloire s’arrache sur le front, pas en s’en prenant à des invités qui arrivent en toute confiance, dans un pays qu’on leur a dit, et redit, « frère ». Les voyous du Caire, et leurs commanditaires de l’ombre, regretteront amèrement, un jour, ce qu’ils ont fait, lorsque la raison reprendra place dans leurs têtes dérangées. Quant à nous, nous savons maintenant, de manière définitive, à quelle sorte d’individus nous avons eu à faire, tant et tant d’années durant.

Le temps est venu de laisser les Pharaons reposer en paix, sous leurs belles pyramides. Les vrais Pharaons. En effet, leurs « descendants » n’ont plus rien à voir avec ceux qui ont fait la gloire de leur pays. Une gloire revendue désormais, sous toutes les formes, à des touristes en mal d’exotisme. Et maintenant, de grâce, cessons d’appeler « Pharaons » des joueurs redescendus aussi brutalement sur terre, des joueurs ramenés à leur juste dimension : au niveau des pâquerettes.

Si un grain de sable, de la grosseur d’un ballon, s’est incrusté dans les rouges des relations entre nos deux pays, ce n’est certainement pas de la faute des Algériens.  

 

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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 12:39

Ce qui vient de se passer aux Championnats du Monde d’athlétisme, qui se déroulent à Berlin, dépasse l’entendement en ce qui concerne les extraordinaires performances du  Jamaïcain Usain Bolt. Ce qu’il a fait sur le 100m (9’’58) avant de récidiver sur le 200m (19’’19) est tout simplement inimaginable si l’on reste dans notre propre sphère terrestre. De tels résultats laissent certains sceptiques. En effet, dans ce domaine particulier du sprint, on s’est déjà émerveillé devant les prouesses, entre autres stars, des Américains Carl Lewis et Marion Jones. On sait ce qu’il en est advenu de cette nouvelle gazelle noire (en référence à Wilma Rudolph) avec la si triste affaire Balco. Souvenons- nous également du Canadien Ben Johnson et de son (déjà) fabuleux record du monde du 100m, en 9’’79, qui avait fortement secoué toute la planète sportive, et pas seulement, aux JO de Seoul 1988. Ben Johnson avait terminé devant Carl Lewis qui hérita ensuite de la médaille d’or.

Usain Bolt est-il un phénomène aux caractéristiques génétiques exceptionnelles ? Certains l’affirment clairement, dont Jacques Rogge, le président du CIO.

Mais ceux de nos lecteurs, qui ont un certain âge, ont certainement évoqué dans leur esprit les JO de 1936 organisés dans la capitale allemande. Un Bolt avant l’heure y avait fait sensation. Il s’agit de James Cleveland « Jesse » Owens. Ce champion hors- norme, pour son époque, est considéré comme le premier sportif noir de renommée mondiale.  Spécialiste du 100 m, 200 m, saut en longueur, il avait éclaboussé de son immense classe les JO de Berlin et rendu furieux, d’après ce qu’on disait alors, Adolf Hitler lui- même, présent au stade. Le dictateur allemand, adepte convaincu de la suprématie de la « race » aryenne, ne pouvait pas tolérer les succès d’un champion noir, a fortiori dans sa propre capitale. Il aurait quitté le stade pour ne pas serrer la main de Jesse Owens. Une version contredite par certains historiens. Mais là n’est pas notre propos.

Ce que nous retiendrons surtout, pour notre part, de Berlin 2009, c’est l’admirable comportement du public allemand. Un public qui a applaudi à tout rompre tous les athlètes et pas seulement les siens. Un public qui a, lors de la magnifique finale du saut en hauteur féminin, encouragé la Croate Blanka Slavic, rivale numéro 1 de « son » Ariane Friedrich. Un moment sublime, tout comme celui de l’accolade entre les deux rivales.

Peut- on imaginer un instant, un instant seulement, le public du stade du 5 juillet, à Alger, avoir un tel comportement dans de telles circonstances?

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