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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 23:52

Qu’as-tu fait Antar Yahia !

Les clameurs nées de la magistrale qualification de l’Algérie à la Coupe du Monde 2010, qui se déroulera en Afrique du Sud, continuent de secouer aussi bien notre pays que l’Egypte. Mais il y a « clameurs » et « clameurs ». En effet, un même mot peut ne pas avoir le même sens, selon que l’on est d’un côté de la barrière, celle des vainqueurs, ou de l’autre, celle des perdants. Les clameurs des vainqueurs déclenchent des larmes de joie, celles des perdants provoquent des vociférations. D’un côté, on danse dans toutes les rues, on sème de la joie à tous les vents, drapeau déployé. De l’autre, on se trémousse sur les plateaux de télévision, on se défonce à qui mieux mieux pour trouver les mots les plus méchants, les plus blessants, les plus haineux. Et, à ce jeu, il convient, en toute objectivité, en toute sportivité, de reconnaître que les Egyptiens, comme mus à distance…, nous battent à plate couture. Sans discussion aucune, sans temps mort. Dans ce domaine, celui de l’insulte, ils nous sont supérieurs. La raison ? Nos parents ne nous ont jamais appris le vocabulaire des perdants.  Pour les Egyptiens, l’arbitre n’a pas encore sifflé la fin de la rencontre Algérie- Egypte. D’ailleurs, la sifflera-t-il même un jour ? Nous en doutons fortement, au train où vont les choses. Pour ceux qui, du haut des pyramides, ont toisé le monde, plus dure a été, est, et sera la chute. Mais ce que la victoire algérienne, en terre soudanaise, a aussi de positif, sur tous les plans, c’est celui d’avoir dévoilé, à la face du monde, le vrai visage de nos adversaires vaincus. Quelle honte que de s’exhiber ainsi, à la lumière du jour. Ne savent- ils pas qu’ils font surtout très mal à leur propre pays ? Désormais, partout où ils se déplaceront, les foules scandalisées par ce qu’elles entendent à l’écran, horrifiées par ce qui s’est passé au Caire, ne verront pas des Egyptiens mais des individus de mauvaise foi, auxquels il vaut mieux ne jamais faire confiance. Leurs sourires obséquieux se transforment si vite en rictus haineux.

Qu’as-tu fait Antar Yahia ! Ton splendide but, de magnitude « 10 » sur l’échelle de Richter, a littéralement secoué un pays de 85 millions d’habitants. Te rends- tu compte, qu’à l’avenir, aucun bébé égyptien ne sera prénommé Antar ? Un prénom béni d’un côté, maudit de l’autre.

Les Pharaons, les vrais, ne sont plus de ce monde. Paix à leur âme. Mais Antar, notre Antar, lui, est toujours vivant. Il a reconquis le coeur de Abla, qui partage avec lui maintenant sa passion pour le football. On l’a vue dans toutes les rues d’Algérie, belle comme le soleil, clamant son amour pour son héros. Merci, Antar ! Merci, Abla ! 

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