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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 17:36

Le triomphe de Roger Federer à l’Open d’Australie, première levée du Grand Chelem version 2010, ne manquera pas de frapper tous les esprits,  tant le numéro 1 mondial a littéralement surclassé tous ses adversaires. Y compris, en finale.

Le Britannique Andy Murray lui- même, connu pour son arrogance, et  particulièrement imbu de sa personne lorsqu’il fait des déclarations d’avant- match, a fini par reconnaître la supériorité de son illustre adversaire. Après ce que l’on peut taxer de one man show, on peut se poser la question de savoir jusqu’où ira Roger Fédérer dans sa quête éperdue des records ? On se doit effectivement de poser cette question après la nouvelle démonstration de force du N1 mondial. En battant Andy Murray, N4 mondial pourtant, en seulement trois manches (6-3, 6-4 et 7-6), Fédérer a égalé l’Américain André Agassi avec quatre titres à l’Open d’Australie. Il a aussi et surtout mis encore un peu plus de distance entre tous ses rivaux et lui en portant à seize le nombre de titres gagnés dans les tournois du mythique Grand Chelem. Le suivant, Pete Sampras, qui coule une douce retraite depuis plusieurs années, en est resté à tout jamais à quatorze.

Il court après l’Histoire

Fédérer a encore une fois éclaboussé de tout son talent un  tournoi majeur. Il est clair pour tout le monde, désormais, que Fédérer n’a plus qu’un seul adversaire dans les tournois du Grand Chelem : lui-même. En gagnant la première levée de l’année de manière aussi nette, Roger Fédérer, même s’il se refuse à le dire publiquement, a peut-être annoncé la couleur : réussir le Grand Chelem 41 ans après l’Australien Rod Laver (1969). Nous lui avions posé la question à Roland- Garros, en juin dernier, il nous avait répondu par un sourire qui, déjà, on s’en rend compte aujourd’hui, en disait long. Dimanche, en conférence de presse, il a déclaré :

"Je ne me suis jamais fixé comme objectif de réussir le Grand Chelem et je ne vais pas aménager mon calendrier en fonction. Si ça doit arriver, tant mieux, ce serait fantastique. Ca n'a jamais été le but principal de ma carrière." Mais il sait, en son for intérieur, qu’il n’empêchera personne d’y penser à sa place.

Le Grand Chelem en arrière- plan

Vainqueur à Melbourne, Fédérer doit, pour y arriver, gagner, cette année, Roland Garros (23 mai- 06 juin), Wimbledon (21 juin- 04 juillet) et l’US Open (30 août- 12 septembre)  s’il veut que les dieux du sport se lèvent pour lui faire une haie d’honneur. Mais cette extraordinaire performance, que plus personne n’a réussie depuis 1969, n’est pas aussi aisée à accomplir, y compris pour un champion de la dimension de Roger Federer. Il y pense certainement mais il ne le dira pas publiquement. Sachant la lourde pression qui serait alors sur ses épaules, le Suisse ne tient pas à dévoiler au public, et à ses inconditionnels supporters, un objectif qu’il est capable, il en a les possibilités techniques et mentales, d’atteindre dès cette année. Un objectif qui peut paraître insensé dans le tennis moderne mais ce champion hors norme n’est-il pas lui- même un sujet d’exception ? Pour le moment, il préfère courir après l’Histoire de ce sport à son rythme : tournoi après tournoi. Et si le rêve fou devient réalité sur le central de l’US Open, le 12 septembre prochain, alors il pourra lever les bras au ciel pour remercier la bonne étoile qui veille sur lui depuis tant de saisons. Et laisser couler des larmes de bonheur.

Omar Aït- Ouméziane

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