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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 12:45

Le court central « Philippe-Chatrier » était assez garni quand la Française Aravane Rezaï, héroïne du récent Masters 1000 de Madrid, et la Canadienne Heïdi El Tabakh, ont fait leur apparition. La première citée fortement applaudie, et c’est de bonne guerre, la seconde poliment, comme du bout des doigts.

L’issue de la rencontre ne pouvait pas faire de doute. Rezaï, 19e mondiale cette semaine, était archi- favorite face à El Tabakh, classée seulement 166e. Le tableau d’affichage refléta d’ailleurs assez sèchement l’écart qui séparait les deux joueuses : 6-1 -6-1. Juste un galop d’entraînement de la vainqueur, d’une durée de 48’ (27’ et 21’). En fait, ce n’est pas tellement la rencontre en elle-même qui était de nature à créer une quelconque sensation. Aravane est entrée sur le court en souriant, elle en est ressortie de la même manière, avec plein de bisous au public. L’intérêt de la partie résidait ailleurs.

Aravane Rezaï est née à Saint- Etienne (France), le 14 mars 1987, de parents d’origine iranienne. Elle a même participé aux Jeux islamiques de Téhéran, il y a quelques années, avant de représenter ensuite la France, tout récemment, en Fed Cup.

Heïdi El Tabakh est venue au monde le 25 septembre 1986, à Alexandrie (Egypte). Ses parents ayant émigré au Canada, elle a pris la nationalité de ce pays dont elle défend désormais les couleurs au plan international.

Aravane et Heïdi sont, à elles deux, la préfiguration de ce que pourrait devenir notre planète dans les prochaines années. La mondialisation, poussée à l’extrême, dans tous les domaines, est de nature à bouleverser profondément tous les repères humains et toutes les traditions. Naître dans un pays ne signifie plus, pour de nombreuses personnes, que l’on a acquis une nationalité, ad vitam æternam. Ceux qui font ce choix se doivent de l’assumer. Ce n’est pas notre rôle de les juger.

Ce que le public du central « Philippe-Chatrier » ignorait probablement, c’est que Aravane et Heïdi sont de religion musulmane. La première est chiite, la seconde sunnite. Aucun média, à notre connaissance, n’a relevé non plus ce point pourtant important : les deux joueuses étaient les premières musulmanes à évoluer sur le central de l’un des plus prestigieux tournois du monde.

Et rien que pour ça, merci, Aravane, merci, Heïdi, pour cette belle image si positive.

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