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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 12:39

Ce qui vient de se passer aux Championnats du Monde d’athlétisme, qui se déroulent à Berlin, dépasse l’entendement en ce qui concerne les extraordinaires performances du  Jamaïcain Usain Bolt. Ce qu’il a fait sur le 100m (9’’58) avant de récidiver sur le 200m (19’’19) est tout simplement inimaginable si l’on reste dans notre propre sphère terrestre. De tels résultats laissent certains sceptiques. En effet, dans ce domaine particulier du sprint, on s’est déjà émerveillé devant les prouesses, entre autres stars, des Américains Carl Lewis et Marion Jones. On sait ce qu’il en est advenu de cette nouvelle gazelle noire (en référence à Wilma Rudolph) avec la si triste affaire Balco. Souvenons- nous également du Canadien Ben Johnson et de son (déjà) fabuleux record du monde du 100m, en 9’’79, qui avait fortement secoué toute la planète sportive, et pas seulement, aux JO de Seoul 1988. Ben Johnson avait terminé devant Carl Lewis qui hérita ensuite de la médaille d’or.

Usain Bolt est-il un phénomène aux caractéristiques génétiques exceptionnelles ? Certains l’affirment clairement, dont Jacques Rogge, le président du CIO.

Mais ceux de nos lecteurs, qui ont un certain âge, ont certainement évoqué dans leur esprit les JO de 1936 organisés dans la capitale allemande. Un Bolt avant l’heure y avait fait sensation. Il s’agit de James Cleveland « Jesse » Owens. Ce champion hors- norme, pour son époque, est considéré comme le premier sportif noir de renommée mondiale.  Spécialiste du 100 m, 200 m, saut en longueur, il avait éclaboussé de son immense classe les JO de Berlin et rendu furieux, d’après ce qu’on disait alors, Adolf Hitler lui- même, présent au stade. Le dictateur allemand, adepte convaincu de la suprématie de la « race » aryenne, ne pouvait pas tolérer les succès d’un champion noir, a fortiori dans sa propre capitale. Il aurait quitté le stade pour ne pas serrer la main de Jesse Owens. Une version contredite par certains historiens. Mais là n’est pas notre propos.

Ce que nous retiendrons surtout, pour notre part, de Berlin 2009, c’est l’admirable comportement du public allemand. Un public qui a applaudi à tout rompre tous les athlètes et pas seulement les siens. Un public qui a, lors de la magnifique finale du saut en hauteur féminin, encouragé la Croate Blanka Slavic, rivale numéro 1 de « son » Ariane Friedrich. Un moment sublime, tout comme celui de l’accolade entre les deux rivales.

Peut- on imaginer un instant, un instant seulement, le public du stade du 5 juillet, à Alger, avoir un tel comportement dans de telles circonstances?

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