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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 00:13

   Ceux qui ne connaissent rien au tennis, ou le suivent de loin, ne peuvent mesurer la portée du formidable exploit que vient d'accomplir Lamine Ouahab en accédant au tableau final de l'Open d'Australie. Outre que c'est la levée initiale du prestigieux Grand Chelem, qui en compte trois autres (Roland- Garros, Wimbledon et l'US Open), le retentissement de cette très belle performance vient également, et surtout, du fait que c'est la première fois que le tennis algérien est invité à cette fête d'envergure mondiale. Lamine nous a personnellement contacté de Melbourne pour nous dire ce qu'il a ressenti
« J'ai été battu au premier tour mais je ne suis pas du tout déçu. Je suis même très content de mon résultat et surtout de mon niveau de jeu depuis quelque mois. Certes, le résultat de mon match peut être décevant pour certains mais il faut savoir que contre Florian Mayer, je pouvais à peine bouger sur le court tant j'étais épuisé physiquement par les trois match difficiles que je venais de gagner dans le tableau des qualifications où la lutte pour une place dans le grand tableau est impitoyable. Pour se qualifier, Mayer a passé moins de temps que moi sur le court mais ce n'est pas une excuse. Mon adversaire est un grand joueur. Ce que je retiens est qu' il faut travailler encore plus dur. Comme le fait Rafael Nadal, qui est un ami, avec lequel je me suis entraîné à Doha et ici à Melbourne. A son contact, j'ai appris beaucoup de choses. C'est une expérience que je n'oublierai jamais»
  « Ils ont osé me radier à vie »
 
« Je souhaite faire part aux sportifs algériens de ce qui me déçoit le plus et depuis longtemps. Ces dernières années, la Fédération ne m'a pas donné la chance de faire un résultat comme celui que je viens de réaliser à Melbourne alors que j'avais déjà ce niveau de jeu il y a quatre ans. J'ai porté bien haut le drapeau de mon pays, l'Algérie, aux quatre coins du monde, même ici, en Australie. Et dire qu'ils ont osé me radier à vie, à l'âge de 22 ans, sans me donner l'occasion de me défendre tant ils étaient pressés de passer à l'acte. C'est eux que l'on devrait suspendre. J'ai été profondément marqué par cette histoire mais la vie et le tennis m'ont permis de ne pas sombrer dans la dépression, Dieu merci. Je prends plus de temps pour atteindre le haut niveau à cause de ces dirigeants mais, finalement, c'est peut être mieux que de dépendre d'amateurs incapables de gérer un professionnel. »
Les mots de Lamine Ouahab nous ont fait de la peine. Il faut espérer maintenant que pareille bavure ne se reproduira plus jamais. Le nouveau bureau fédéral qui se met en place se doit de déchirer cette triste page s'il veut, comme l'a déclaré son président, Abdelhalim Azzi « tendre la main à tout le monde ». Et le plus tôt serait le mieux dans le cas de Lamine Ouahab. 

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