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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 23:50
Beaucoup de monde à la vente- dédicace du dernier livre de Hamid Grine La Dernière prière. Organisé au stand de Alpha édition, l’événement a eu le retentissement attendu. Il est vrai que cet auteur à succès ne laisse personne indifférent tant son talent est avéré. Ancien journaliste sportif reconverti à la littérature, Grine est déjà l’auteur d’une dizaine d’ouvrages. Il a commencé par prendre des sujets dans son domaine d’alors. Personne n’a oublié le fameux Lakhdar Belloumi, un footballeur algérien (Enal 1986). L’auteur encore moins qui rappelle, avec son sourire ravageur, ses yeux rieurs et sa tignasse poivre et sel : » Et dire qu’à l’époque certains croyaient de bon ton de snober le livre. » Ce temps est du passé. Les lecteurs ont pris la mesure des qualités de l’auteur. Son essai de l’an dernier Cueille le jour avant la nuit est même devenu le livre de chevet de beaucoup. Hamid Grine, pour qui « les livres ont une âme », adore ses rencontres avec son lectorat parce qu’elles vont bien plus loin que le simple fait, trop terre-à-terre à ses yeux, de vendre un produit. Il dit souvent à ses lecteurs, sans forfanterie aucune, « Pour m’aimer, il faut me connaître et pour me connaître, il faut m’aimer. » C’est tout Grine dans cette phrase ! Lorsqu’on le questionne sur ce qui le pousse à écrire, il répond au quart de tour : « Le fait de me sentir mal dans ma peau m’incite à écrire. C’est ce qui m’est encore arrivé avant La dernière prière qui est mon premier roman de fiction. Chaque ligne écrite, chaque paragraphe couché sur le papier, sont autant de délivrances quotidiennes. On passe d’un état d’âme à l’autre. De l’irritation à la béatitude. L’écriture d’un roman est beaucoup plus engageante que lorsqu’on écrit un essai. » On ne comprend que mieux alors la signification de cette autre phrase à retenir de Cueille le jour avant la nuit : « Chacun sauve sa peau comme il peut et non comme il veut. » Grine sauve la sienne en se mettant à table, stylo en main, et comme Hawas, personnage principal de La Dernière prière, « passe sans transition, d’un état de sérénité et de beau temps à celui d’une fournaise. » Ce livre est à lire toutes affaires cessantes pour suivre Hawas, ce « Libertin partagé entre sa foi et ses passions, qui aime la prière et le Prophète, mais s’abreuve également à d’autres sources. Y compris les plus illicites. » Pour l’auteur, « Chaque Algérien est un Hawas. » Aux lecteurs de le découvrir. Ceux qui sont allés à la vente- dédicace connaissaient l’écrivain. Ils le lui ont dit. Ceux qui sont passés Comme des ombres furtives le lui diront un jour.  
* La dernière prière. (Editions Alpha Algérie)    

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